conférence

Le statut culturel de la bande dessinée

Université Catholique de Louvain-la-Neuve
02/05/13 - 03/05/13
Le colloque international "Le statut culturel de la bande dessinée: ambiguïtés et évolutions" est organisé à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve par le Groupe de Recherche sur l’Image et le Texte (GRIT) avec la collaboration du Groupe de contact FNRS "Recherches sur les relations texte-image" et du Séminaire de 3e cycle ED3 et ED4 "Texte, Image, Musique" et avec l’aide de l’Institut des Civilisations, Arts et Lettres (INCAL, UCL) et de l’ASBL "Lire, apprendre et étudier avec l’image et le texte".

Deux chercheurs polonais de l'Université de Gdańsk - Tomasz Swoboda et Filip Szałasek - participent au colloque !

Informations pratique | horaire | projet de la conférence
 
>>> Louvain-la-Neuve, UCLouvain (Salle du Conseil, Collège Erasme)
>>> 2 et 3 mai 2013
>>> Gratuit

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Projet:
Bien que la production et la consommation de bandes dessinées croissent à une vitesse vertigineuse, soutenues par un dynamisme sans précédent, la bande dessinée reste, selon la célèbre expression de Thierry Groensteen, « un objet culturel non identifié ».
Depuis qu’on ne les relègue plus au titre méprisé de productions culturelles populaires, les bandes dessinées, ou ce qu’on appelle maintenant « romans graphiques », suscitent l’intérêt de prix littéraires et de musées des beaux-arts (des prix Pulitzer et Los Angeles Times Book pour Maus il y a plus de vingt ans, jusqu’à l’exposition de David Prudhomme au Louvre cette année). Cependant, il faut noter qu’une telle reconnaissance, loin d’être une suppression – ou au moins un réajustement – des frontières entre arts majeurs et arts mineurs, contribue en fait à les renforcer (phénomène conforté ultérieurement, comme le note Groensteen, par l’apparition du terme « graphic novel »). Le maintien d’une distinction entre arts majeurs et mineurs à l’ère de ce qu’on appelle la postmodernité, qui a en apparence rejeté les grands récits, décentralisé et peut-être ébranlé les hiérarchies, pourrait être révélateur du fonctionnement de l’industrie culturelle, qui repose toujours largement sur la catégorisation.
En outre, si une tradition reste relativement importante dans la bande dessinée, c’est bien celle du rire et de la rébellion, entendue davantage dans le sens bakhtinien d’une contre-culture que dans celui du comique en soi. Cet enfant terrible pourra-t-il jamais trouver une place aux plus hauts rangs de la culture ? Quels changements une telle place, même temporaire, entraînerait-elle tant sur la bande dessinée que sur les diverses institutions de l’art et de la culture ?
En gardant ces questions à l’esprit, ce colloque vise à comprendre et à répertorier les facteurs assignant un certain statut culturel à la bande dessinée, sa nature problématique autant que les évolutions qu’elle subit. Ceci inclut, sans s’y limiter, les dimensions suivantes :
  • Techniques visuelles, procédés littéraires, interaction avec d’autres médias ;
  • Genres ;
  • Engagement social, politique et culturel ;
  • Réception (tant critique que publique) au sens général, ainsi que les questions particulières d’interculturalité ;
  • Le rôle des institutions dans la définition des arts comme majeurs et mineurs/populaires

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Horaire

_____Jeudi 2 mai

9h00-9h30 > Accueil et ouverture du colloque

9h30-11h00 > Panel 1 > Échanges entre la bande dessinée et des modes d’expression concurrents (I) [Président de séance : Benoît Berthou (Paris XIII)]

- Benoît Glaude (Louvain-la-Neuve), La littérarisation des dialogues de bande dessinée francophone comme stratégie esthétique d'exportation (Töpffer, Hergé et Goscinny)
- Jean-Matthieu Méon (Metz), L’artiste plutôt que son art : ambivalences de la reconnaissance de la bande dessinée par l'exposition

11h00-11h15 > Pause café

11h15-12h45 > Panel 2 > Échanges entre la bande dessinée et des modes d’expression concurrents (II) [Président de séance : Benoît Berthou (Paris XIII)

- Philippe Marion (Louvain-la-Neuve), Cinéma et bande dessinée : histoire croisée de quelques crises identitaires
- Pierre Marlet (Bruxelles), La bande dessinée a-t-elle une légitimité journalistique ?

12h45–14h15 > Déjeuner

14h15-15h45 > Panel 3 > Artistic Self-Manifestation and Cultural Exchange in Comics [Présidente de séance : Véronique Bragard (Louvain-la-Neuve)]

- Martin Lund (Lund), Will Eisner’s Will Eisner. Self-Creation and Search for Institutionalized Cultural Capital in the Life-Narratives of Comics’ Grand Old Man
- Jens Meinrenken (Berlin), From Berlin to India. Artistic Self-Portraits and Cultural Contemplations in German Comics

15h45-16h00 > Pause café

16h00-17h30 > Panel 4 > Interaction of Genres and Media in Comics (I) [Présidente de séance : Maaheen Ahmed (Louvain-la-Neuve)]

- Filip Szalasek (Gdańsk), Almost Naked in Ruins: Search for Memory and Identity in Paulo Serpieri’s Druuna Series
- Julia Round (Bournemouth), Gothic Comics and Ghosts in the Gutter


_____Vendredi 3 mai 2013

9h30-10h15 > Panel 5 > Interaction of Genres and Media in Comics (II) [Président de séance : Matthieu Sergier (Louvain-la-Neuve/Bruxelles)]

- Maaheen Ahmed (Louvain-la-Neuve), Collages in Comics: the Case of Dave McKean

10h15-10h30 > Pause café

10h30-12H00 > Panel 6 > Transformations du champ de la bande dessinée contre-culturelle [Président de séance : Jean-Louis Tilleuil (Louvain-la-Neuve/Lille 3)]

- Tomasz Swoboda (Gdańsk), Osiedle Swoboda [Le Quartier Liberté] de Sledziu : d’une bande dessinée contre-culturelle au témoignage socioculturel
- Olivier Odaert (Limoges), Figurations de l’auteur de bande dessinée et légitimité : l'exemple de L'Association

12h00–13h30 > Déjeuner

13h30-15h00 > Panel 7 > Problèmes de légitimité (I) [Président de séance : Matthieu Sergier (Louvain-la-Neuve/Bruxelles)]

- Benoît Berthou (Paris XIII), Pour une nouvelle conception de la légitimité : le cas de la bande dessinée
- Fabrice Preyat (Bruxelles), Se nommer, nommer sa pratique. La légitimation bancale du roman graphique (1920-2010)

15h00-15h15 > Pause café

15h15-16h45 > Panel 8 > Problèmes de légitimité (II) [Président de séance : Fabrice Preyat (Bruxelles)]

- Sabrina Messing (Lille 3/Louvain-la-Neuve), De case en case, faire bouger les lignes : évolution de la place et du traitement de la bande dessinée dans Beaux Arts Magazine
- Florie Steyaert et Jean-Louis Tilleuil (Louvain-la-Neuve), La bande dessinée à l’école : un caillou dans le soulier de la légitimation

16h45-17h15 > Conclusion

Liens

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